Dream On Soulages

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Jeudi 07 janvier 2010 - Archives

Le noir absolu qui révèle l’éclat définitif de la lumière. C’est un peu notre rêve à tous, un rêve, juste un rêve car le noir n’est guère apprécié des directrices et des directeurs de la communication. Il n’y a que dans le luxe que l’on ose le noir et c’est normal, le luxe c’est la lumière…

L’exposition proposée par le Centre Georges Pompidou nous plonge dans « l’ardence » du noir de Soulages, dans des plis et replis d’une peinture matière, d’une peinture monde qui nous absorbe tout entier pour nous restituer, neufs, à l’espace de cette rencontre.

Pierre Soulages. Pierre, rugosité de la toile, âpreté d’un pinceau masse qui sculpte la trame blanche pour la noircir de l’intérieur et la soumettre à l’implacable rigueur de la lumière.

Pierre Soulages. Soulager l’espace de l’absence du noir en lui offrant un écrin de lumière adamantin qui cisaille en douceur les contours d’une nouvelle relation entre l’homme et… la couleur.

Noir c’est noir et c’est plein d’espoir, ce n’est pas l’avis de Télérama qui pour des raisons obscures ne veut pas jeter une lumière bienveillante sur une exposition qui nous a fait rêver.

Rugosité de la toile, âpreté d’un pinceau masse qui sculpte la trame blanche pour la noircir de l’intérieur et la soumettre à l’implacable rigueur de la lumière.

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